Inaction du collège

 » Le collège ne peut être responsable de cette agression qui s’est passé à l’extérieur du collège madame ! »

 

Voilà comment la directrice adjointe s’est dédouané quand j’ai demandé à ce que les jumeaux soit convoqué dans son bureau.

 

C’est un fait : l’établissement ne peut être tenu responsable d’une agression qui ne sait pas produit DANS l’enceinte de l’établissement.

 

Par contre on en parle des bousculades dans les toilettes quand Baptiste se retrouvait seul ?

 

On en parle de l’abri de vélo où, par surprise, les jumeaux sont arrivés par derrière pour le frapper sur la tête ?

 

On en parle des feuilles A4 remplit d’injures et de haines ?

 

On en parle des  » T’es gros » ou encore  » On dirait que t’as des seins  » crié devant tous le monde dans la cour pour bien l’humilier ?

On en parle des  » On va avoir ta peau si tu continu à parler  » ?

 

Par ce que OUI le harcèlement s’est bien produit DANS l’enceinte de votre établissement. Et ça de manière incessante et répété.

 

Du jour où j’ai découvert ce que subissait Baptiste, je suis allé voir la nouvelle CPE chaque matin pour lui faire remonter les informations que Baptiste me donnait au compte goutte malgré sa peur des représailles.

 

« Vous savez madame, c’est sa parole contre la leur »
PARDON !

 

Petite leçon de chose : Définition du harcèlement scolaire :
Le harcèlement se définit comme une violence répété qui peut être verbale, physique ou psychologique. Elle est le fait d’un ou plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre.

 

Lorsqu’un enfant est insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition, on parle donc de harcèlement.

 

Baptiste a vécu tous cela.

 

 » Il vous faut quoi madame la directrice adjoint pour agir ? »
« Vous comprenez, si on les prenait sur le fait, ça serait mieux »

 

Mais bien sûr, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu.

 

L’établissement a été contraint d’agir le jour où nous avons déposé plainte. Vous savez pourquoi ?

 

Uniquement parce que le gendarme qui a prit la plainte connaissait le directeur.Son fils a été dans le même établissement. Il a téléphoné de suite pour lui rappeler quelques faits élémentaires :
1- Le flagrant délit n’est pas obligatoire pour agir.
2- Il est responsable des agissements de ces élèves.
3 – Le harcèlement scolaire est punissable par la loi.

 

Les jumeaux n’ont jamais été inquiétés : pas de mot dans leur cahier, pas de colle et un seul avertissement dans le bureau de la directrice adjointe.

 

C’est uniquement à la suite du coup de téléphone du gendarme que les jumeaux ont été renvoyé 3 jours puis renvoyé définitivement suite à un conseil exceptionnel.

 

Baptiste n’a pas été reconnu comme victime par l’établissement. Pour lui, c’est nié ce qu’il vivait au quotidien.

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